Au large de Belle-Île-en-Mer, une étape décisive pour l’éolien flottant français est en cours. La société Pennavel, chargée de développer le premier parc éolien flottant commercial en France, a lancé une campagne d’études géophysiques et géotechniques afin de mieux connaître les fonds marins. Ces investigations, menées par le navire spécialisé GEOxyz, permettront de sécuriser l’implantation des treize turbines prévues et de préparer les phases pré-industrielles du projet.
Belle-Île-en-Mer, site stratégique pour l’éolien flottant
Le Morbihan est une zone particulièrement adaptée aux éoliennes flottantes grâce à ses profondeurs marines importantes et ses courants modérés. Installer les turbines à distance des côtes limite l’impact visuel et sonore pour les habitants tout en optimisant la production énergétique.
Critiquée dès sa désignation, la société Pennavel mise sur une préparation rigoureuse pour sécuriser son dossier face aux recours et démontrer la faisabilité technique et environnementale du projet. Cette étape est cruciale pour assurer que le parc puisse être construit dans les meilleures conditions et que les turbines produisent l’électricité attendue.
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GEOxyz cartographie 40 km² de fonds marins
Depuis l’été et jusqu’à fin septembre, le navire GEOxyz, basé à Saint-Philibert près de Vannes, mène des relevés sur environ 40 km². L’objectif est de dresser une cartographie précise du relief sous-marin et d’analyser la composition des sédiments pour déterminer où les turbines pourront être sécurisées.
Les mesures incluent les profondeurs, la nature des sols et les courants, informations essentielles pour anticiper les contraintes techniques et choisir le type d’ancrage approprié pour chaque turbine. Ces données serviront également à optimiser le positionnement des câbles électriques sous-marins et à prévoir les essais pré-industriels nécessaires pour valider la stabilité des structures flottantes.
Protéger la biodiversité tout en planifiant le parc
Belle-Île-en-Mer abrite une biodiversité marine riche, avec des herbiers, des habitats de poissons et des zones fréquentées par des oiseaux marins. La campagne d’études permet de définir les zones à éviter et de limiter l’impact écologique du projet.
L’analyse des fonds marins prend également en compte les activités humaines, telles que la pêche et le tourisme, afin de réduire les conflits d’usage et d’intégrer le parc dans son environnement de manière harmonieuse. Les relevés permettront ainsi de concilier production d’énergie et préservation des écosystèmes, tout en garantissant la rentabilité du parc.